Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 22:32

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suite de
Nicodème, paru le dimanche 17 février

Le chapitre 4 de saint Jean est centré sur la rencontre de la Samaritaine. Quelques détails à noter, qui sont toujours significatifs parce qu’ils sont symboliques.

L’évangéliste nous parle de midi ; midi c’est curieux. Ce n’est pas une heure où les femmes viennent puiser l’eau, en général c’est au petit matin. Cette heure de midi, dans l’esprit de saint Jean, est une heure symbolique. Plusieurs fois il sera question de la lumière du jour opposée aux ténèbres de la nuit. Il est évident que midi c’est l’heure de la pleine révélation.

 

On remarquera que l’action se passe près d’un puits. Or en hébreu le nom par lequel on désigne un puits est à une voyelle près le mot qui signifie un don, un cadeau. Et le don de Dieu ce n’est pas seulement le puits que l’ancêtre Jacob a donné à ses fils, le Christ aussi va faire un don.

 

1 - la Samaritaine

L’heure de Dieu. Si le catéchète prend cette heure de midi, qui est une heure dure, c’est pour dire que quand Dieu se révèle, ce n’est pas toujours à l’heure la plus facile, c’est souvent à une heure d’épreuve, une heure difficile, et il faut toujours être prêt. On ne choisit pas l’heure de notre rencontre de Dieu.

 

Si Dieu prend l’initiative, est-ce qu’Il a besoin de nous ? Est-ce parce qu’il lui manque quelque chose ? Est-ce qu’il faut comprendre que Dieu a besoin des hommes ?

En fait que faut-il dire de Dieu ? Dieu n’a pas besoin des hommes mais Il EST accueil et appel. Un besoin serait une faiblesse pour Dieu, marquerait un manque en Dieu. Comment comprendre que Dieu prend l’initiative, c’est qu’Il est appel. Il est dans la nature de Dieu de se donner et de créer des êtres pour qu’ils entrent en communion avec Lui.

Dieu n’a pas besoin de nous mais nous, il est essentiel que nous soyons des hommes de désir. Avant de donner, Dieu éveille et suscite le désir, Dieu attend l’éveil du désir.

 

L’eau vive, l’eau d’en haut et d’en bas. Bien que ce soit une catéchèse baptismale l’eau dont il est question n’est pas l’eau du baptême. Car quel est le signe du baptême ? le bain. De l’eau dont il est question ce n’est pas une eau dans laquelle on se baigne, c’est une eau dont on s’abreuve, ce qui est tout à fait différent. Cette eau a un rapport avec le don de Dieu dont le Christ est porteur, or ce don c’est la rencontre de Jésus comme sauveur. Et c’est dans ce sens-là que le chapitre est une marche vers le baptême, c’est la rencontre d’une parole qui sauve.

 

Quand Dieu donne, que donne-t-Il ? Il se donne. Si j’accueille Dieu qui se donne j’accueille en moi une source et c’est cette source qui est jaillissante pour les autres. Ce Dieu source qui se donne me transforme en source.

 

Les conditions d’accueil de la femme de l’offre de Dieu. C’est la femme aux cinq maris. Celui avec qui elle est n’est pas son mari.

Des cinq maris on pense aux cinq premiers jours de la création, dont la vie n’émerge pas jusqu’à l’homme ; c’est encore la vie dans sa matérialité.

La relation conjugale faussée vécue par la femme devient le symbole d’une attente d’une relation conjugale nouvelle qui la fait renaître dans le baptême. Autrement dit je parle ainsi à mes catéchumènes : quelle que soit votre situation le baptême vous est proposé comme un renouveau intégral, complet, en profondeur, et ce renouveau dépend de notre accueil de la Parole.

Donc la Samaritaine était en totale stérilité jusqu’à ce qu’elle rencontre le Christ, or la fécondité va s’exprimer par tous les gens de son village qui vont venir trouver le Christ. Dès l’instant qu’elle connaît le Christ et qu’elle renaît dans le Christ elle devient féconde et elle va entraîner la conversion de son village.

 

2 - discussion avec les disciples

Les Apôtres arrivent apporter de la nourriture et Jésus leur dit : « ma nourriture c’est de faire la volonté du Père ». Cela signifie que par le baptême vous allez passer du terrestre au divin, vous allez changer totalement de registre.

En négligeant la nourriture apportée par les Apôtres, le Christ aggrave l’équivoque, Il demande à boire et Il n’a pas bu ; on lui apporte à manger et Il ne manque pas. En fait le Christ est venu nous inviter au dépassement du corporel pour nous communiquer sa faim et sa soif, mais Il a soif d’être bu et faim d’être mangé.

 

3 - le retour des Samaritains

La femme avec qui le Christ avait parlé est retournée à son village. Elle ne dit pas comme André et Philippe : « nous avons vu le Messie » ; elle dit : « j’ai rencontré un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; ne serait-il pas le Messie ? » Elle partage sa faim même quand elle n’est pas encore capable de transmettre ce qu’elle a reçu ; c’est le plus important.

Ce que veut montrer, semble-t-il, l’évangéliste, c’est la façon dont vont réagir les Samaritains : « Tu as éveillé notre curiosité mais maintenant nous l’avons rencontré, et nous savons, et nous croyons qu’Il est vraiment le sauveur du monde ». Son témoignage a servi de point de départ, il a ouvert la porte mais on en sait beaucoup plus parce qu’on l’a rencontré. La foi n’est pas simple connaissance intellectuelle mais la naissance à un monde nouveau, un regard nouveau porté sur le monde.

 

4 - la guérison du fils de l’officier

L’enfant guéri donne l’impression d’un épisode ajouté au bout du chapitre. En fait, après des explications un peu complexes, saint Jean va donner un fait, un petit fait. L’homme laisse son fils pour trouver Jésus. « Va, ton fils vit. » Et l’homme lui fait confiance et il s’en va. « Ton fils vit » est répété trois fois, le fils vit parce que Jésus a parlé ; l’homme a fait confiance à la Parole que Jésus lui avait dite.
C’est une conclusion qui est mise en application du chapitre : si tu crois en la Parole, tu vis. L’acte de foi ne repose pas sur des signes mais sur l’adhésion à la Parole. Le Christ l’a éprouvé en lui disant : ton fils vit, sans faire de grand signe. Et l’homme l’a cru. C’est l’exemple qui termine une leçon compliquée.

 

Pourquoi saint Jean insiste tant sur le fait que c’est une femme samaritaine ? Le Christ va se révéler à une étrangère quasi païenne et qui de plus est adultère. Cette femme est le symbole de tous les hommes qui sont appelés à la foi sans aucun mérite préalable. Rien ne les sépare.


recueilli par A.D.

 

Par La Revue Anima - Publié dans : réflexion : Châteaux en Espagne
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Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /Fév /2008 22:35

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The Wasps, overture,Vaughan-Williams

 

C’était l’un de ces soirs de grève des métros, en novembre.


Les premiers jours il avait fallu se dégripper avec lourdeur, puis ce fut un certain plaisir de prendre son élan par les grandes artères, pour une demi-heure de bonne foulée dans Paris.

En soirée, avec l’étourdissement imprimé par le rythme, le parcours prenait même en intensité avec sa succession d’éclats, de fusées croisées, d’enseignes et de boutiques éclairées, de passants frôlés comme un galop dans les branches. A ce moment-là, mes repères s’effaçaient, mes perspectives, et faisaient de mon allure une glissade sans jalons, une fuite dans un tunnel.

Il y avait de la griserie à se faufiler, à s’approcher à vive allure d’un flot venant en sens inverse, ou bien de surprendre un obstacle sortant des silhouettes et de la nuit, poteau, muret, mendiant, et de l’éviter à perdre haleine.

 

L’assurance venant, moi qui relayais la place du Châtelet à la Gare du Nord, je poussai par la seule ligne utilisable, qui menait à Saint-Lazare. Mon emplette faite, le hasard voulut que je m’extirpe rue de Madrid des files de phares et des boutiques. Je n’avais plus vraiment envie de reprendre par la foule de la rue Lafayette.

D’après ma montre j’avais le temps ; mon prochain train ne partait que dans une heure. Une rue se présentait aux marges des lumières bruyantes, et je m’enfonçai dans un dédale, au jugé, sachant qu’au pire je retomberai, ou bien sur le boulevard que je voulais éviter, ou encore sur le métro aérien, déserté, de la ligne de ceinture.

Je finis par identifier ma traverse comme étant la rue de Liège, hantée comme moi par quelques voltigeurs des grandes manœuvres du ressac quotidien.

 

Cet arrêt du trafic souterrain donnait l’occasion de revivre une ville paisible et passante à la fois, un souvenir de cité sans moteur, sans calèches non plus. Dans ces rues spacieuses, dévisager les figures croisées restait inévitable, comme un fatum. Je songeai à des scènes urbaines d’anciens romans, de classiques, et tout en même temps à la rencontre de tel ou tel de mes fantômes personnels, comme chez Dostoïevski, Balzac, Hamsun… Je parcourais Christiana et ses rencontres farouches, levais le nez à chaque carrefour pour déchiffrer les plaques, m’informer des rues d’où surgiraient des riverains oubliés, relancés inconsciemment jusque dans leur bauge.

Ainsi mon errance urbaine se mutait peu à peu en une randonnée dans des parages inconnus. Et parmi les souvenirs les plus tenaces qui affleuraient devant moi revenaient ces heures en vélo, dans d’immenses massifs sans repères, où il fallait être attentif aux panneaux survivant à la pourriture, aux enfilades vicieuses qui de loin en loin, sans appuyer, m’écartaient de l’azimut désiré.


La rue de Liège était belle de nuit – ses frontons rehaussés d’un éclairage diffus – mais austère, hiératique. Puis ce fut la rue Notre-Dame-de-Lorette et quelques scènes d’intérieur parurent ; des cafés encore vides en début de soirée, des arrière-boutiques en fin d’ouvrages. Comme dans les coulisses à l'éveil d'un gigantesque opéra les personnages se succédaient en complète incohérence. Toute une vie quotidienne se facettait sous les feux de la rampe, ponctuée de réparties insignifiantes et simplement amorcées, de tirades glanées au hasard, de conversations surprises comme des chants d’oiseau.

Mon pas ne ralentissait pas ; c’était un bouquet de lumières et de tempéraments qui tournait jusqu’à l’étourdissement.

Je retrouvais mes girations, en attendant l’heure du dîner dans Colmar, au moment de Noël, habité d’une lueur laiteuse, verdâtre, qui me révélait toute une ville engloutie, et dont l'air adouci se prolongeait par les terrasses ouvertes jusqu'au fond des cafés, des églises en concert.


Je me rapprochais de la Gare du Nord. D'un square enclos de rhododendrons – à moins que ce ne soient des magnolias – sourdait une forte lumière. On y entendait jouer au basket, comme en plein été.

Et à vrai dire, je n’avais pas vraiment froid non plus. Ce raid décidément prenait un goût de villégiature, de soirée lente et fiévreuse, quand la chaleur décourage du sommeil. Alors les journées se prolongent au hasard des points de lumières, où par bouffées fument les insectes. La vie se compartimente derrière la haie des parcs, devenue hermétique, les simples buissons devenus opaques. Le ciel est là à toucher de la main, dans un enfouissement bruyant, plus généreux encore que les nimbes promesses d’une aube claire.

Arnaud Dhermy

 

Par La Revue Anima - Publié dans : création : Nef des fous
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Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /Fév /2008 19:47

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Au plan moral voilà un homme intègre, il en a la réputation, il fait partie d’un groupe réputé comme tel, c’est un notable qui a une forte culture, qui connaît bien sa Bible.

Dès les débuts de l’Eglise il est évident que les premiers convertis étaient plutôt des gens simples, modestes. Le Christ n’a pas choisi des intellectuels comme apôtres. Mais au bout de quelques années le rayonnement de l’Eglise exige qu’on réfléchisse, c’est ce qui explique pourquoi saint Jean écrit une catéchèse baptismale. Il se trouve en présence de quelqu’un qui en veut, de quelqu’un avec qui on doit donner des précisions nécessaires.

 

Celui qui vient sait malgré tout que c’est mal vu de prendre ainsi contact avec une secte.

On y va de nuit, or la nuit a un double symbole. Il y a la nuit de la peur, ne pas trop se montrer et c’est normal : quelqu’un qui veut se renseigner, qui vient pour une catéchèse, préfère le faire discrètement.

Il vient aussi de nuit parce que finalement il est dans la nuit, et saint Jean va insister là-dessus, reviendra sur le thème de la lumière. Il est évident qu’il veut montrer à celui qui veut le trouver qu’il va devoir émerger de la nuit.

 

Cet homme-là a donc pris les devants ; c’est de sa propre initiative qu’il vient. Jésus a plusieurs fois appelé des gens ; Nicodème Il ne l’appelle pas. « Tu es venu librement, tu prends cet enseignement, mais si ça ne te plaît pas tu peux t’en aller, voir ailleurs. Je ne t’ai pas appelé pour te convaincre, tu viens en recherche alors je vais t’aider ».

 

Or cet homme honnête, il ne se présente pas en état d’infériorité, il commence en disant : « nous savons, je suis au courant, je sais de quoi il s’agit, je voudrai des précisions ». Ce « nous savons » manifeste un homme qui est déjà dans le bain, il est dans le bain de l’Alliance, il connaît sa Bible. Et pourtant la science qu’il a n’est pas une connaissance, la science qu’il possède ne s’est pas manifestée d’une manière vitale, c’est un mort qui vient, il ne vit pas de la vraie vie.

Tu sais beaucoup de choses, mais l’essentiel tu ne le connais pas. Il y a donc une distinction entre savoir et connaître. Nicodème a entendu parler, il se dispose à entendre l’appel de Dieu mais il en est encore très loin. Et de ce qu’il sait il a repéré que les faits qu’il connaît ont une signification cachée : « les signes que tu fais ne peuvent pas venir d’un homme » (III, 2). Or cet homme qui aujourd’hui vient me trouver, ce qui l’a interrogé c’est que les faits et gestes des chrétiens qu’il a vus il ne les a pas expliqué au plan humain ; il y a un secret et c’est ce secret qui en est la signification.

 

Voici un exemple concret pour cet interlocuteur qui connaît bien sa Bible : rappelle-toi jadis au désert, l’invasion des serpents. Qu’est-ce que c’est qu’un serpent ? C’est un animal rampant, c’est un animal qui est à la fois symbole de connaissance, symbole de fertilité, de fécondité, symbole de sagesse humaine (Gn III). Il vient mordre l’homme au plus bas ; il agit à raz de terre. Pour être sauvé on a fabriqué un serpent en airain, et ce serpent d’airain on l’a élevé. Il suffisait de le regarder pour être guéri de la morsure du serpent. Quelqu’un a été élevé, élevé sur la Croix, il suffit de le regarder pour naître et donc être sauvé.

Ta démarche, la seule démarche que tu as à faire : regarde, emplie-toi les yeux de cette parole qui révèle la pensée de Dieu. Regarde et tu seras sauvé. Par rapport à la pensée exprimée par le Verbe j’écoute et je regarde. Par le dynamisme je me laisse agir et j’agis.

 

D’où vient la foi, où me mène-t-elle ? Elle vient de la mort, elle passe par la mort pour aller dans la vie mais il faut plonger dans l’inconnu, il faut plonger dans la mort pour être élevé. Il faudra t’abaisser à demander le baptême : un bain de bébé, un geste qui n’a pas de sens pour un adulte. Tu ne peux pas te baptiser, il faut que tu sois baptisé, donc tu vas redevenir comme un petit enfant. On va te plonger, et puis en ressortant de l’eau par la puissance de l’Esprit tu seras né à une vie nouvelle.

 

Dans cette naissance, étant donné que la foi est un plongeon dans l’inconnu et dans l’inconnaissable, il faut quand même que toi, Nicodème, tu aies une base. La base de la foi, ce sera le témoignage.

Curieusement alors que c’est un dialogue, le sujet qui parle passe au pluriel : « Nous savons et nous témoignons de ce que nous avons vu. Pourquoi ce pluriel ? : il n’y a qu’une communauté qui puisse témoigner pour faire naître à la foi. Nous savons et nous témoignons ; un témoin isolé n’est pas crédible. Seule la communauté peut témoigner pour conduire jusqu’à la foi. Un témoin peut éblouir, enthousiasmer ; un témoin isolé peut vous enraciner dans votre science, va vous convaincre, il ne vous fera pas avancer d’un pouce sur le chemin de la foi. Ce qui va faire avancer sur le chemin de la foi c’est la valeur de signe du comportement des chrétiens en communauté, avec tout ce que cela aura d’imparfait car ce qui devient signe en fait est imparfait.

 

Tu t’es présenté comme un homme droit. Tu respectais la loi et dans le fonds tu espérais bien être jugé digne. Eh bien tu vois, le Fils de l’homme n’est pas venu pour juger mais pour sauver. Tu estimes que tu observes la loi, que tu n’as rien à te reprocher. Bah tu vois : c’est presque dommage parce que tu n’as envie de rien, et pourtant tu es venu avec un désir. Alors il faut que ce désir prenne corps en toi et même si tu ne déplores pas une faiblesse d’ordre moral ce n’est quand même qu’à partir d’un sentiment de faiblesse que tu seras sauvé.

Qu’est-ce que c’est que cette faiblesse ? Eh bien tu vas renoncer à tout ce que tu sais. Cette faiblesse par laquelle tu vas passer c’est au moins cette faiblesse de la croix. Jusqu’à présent tu portais toi-même un jugement sur tes actes et tu te croyais bien, et en fait cela ne t’amenait à rien. Tu en tirais une certaine gloire, tu risquais de t’enfermer dans l’autosatisfaction, autrement dit tu te mettais dans l’obscurité. La lumière, il faudra t’ouvrir totalement pour qu’elle vienne transformer ton comportement. Et « qu’est-ce qui vient à la lumière ? c’est celui qui fait la volonté », pas seulement celui qui la connaît mais qui la fait c’est-à-dire qui la met en pratique, qui veut un comportement parfaitement vrai aux yeux de Dieu. Faire la vérité ce sera laisser la foi engager, dynamiser totalement ton comportement, et ça ce sera une vie de foi, une vie dans la lumière, une lumière qui ne vient pas de toi ; une lumière que tu reçois.

recueillis par A.D.

 

Par La Revue Anima - Publié dans : réflexion : Châteaux en Espagne
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Texte Libre

Qu'est-ce que Boire la tasse ? Avant tout, grâce à l'Arbre Vengeur, un recueil de quinze nouvelles de Christophe Langlois à paraître le 24 août prochain à l'heure du thé - ou du café, c'est selon...

 

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Lueur

"Comment vous dire. Je suis beaucoup moins sur le propos de votre vie que vous ne paraissez le penser. Pardonnez-le moi. Je suis un peu buté sur ma propre infortune et j'ai pris une horreur de tout ce qui ressemblerait à de la direction. Mais je suis entièrement sur le propos de votre âme et de votre oeuvre. Quand je vois les précautions incroyables que j'avais prises pour ne pas en perdre d'autres, que j'ai perdus, j'ai une terreur panique de commettre avec vous une maladresse ou d'exercer un atome de gouvernement."

De Charles Péguy à Jacques Rivière, le 22 août 1913 (introduction à Miracles d'Alain-Fournier)

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